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Retrouvaille.





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Sam 26 Sep - 21:44


CORPSE²


Septembre

Ça va bientôt faire 5 mois, que tu ne l'as pas vu. A l'internat, personne ne te connaît, te reconnaît. T'as changé Allie. Ouais t'es toujours cette fille cadavérique maniaque du contrôle. Mais t'es devenue encore plus invisible qu'avant. Pas de trace de ton dossier, normal tu l'as marchandé contre corps. Tu sors tout les soirs pour faire tes concerts, mais tu ne vas jamais en cours. Fin, presque. Tu passes ton temps soit dans l'infirmerie avec ta sonde de merde, soit dehors entrain de te défoncer la drogue. Ouais t'as repris à dealer. C'est carré, ça te rapporte de l'argent, c'est parfait. Mais elle te manque, tu t'en veux. Tu ne sais pas si elle est au courant de ta tentative de suicide qui t'as cramé, ouais à cause de cette dernière ratée, t'es revenue ici. T'étais mieux dans la rue ou à pachave dans le métro, sur scène avec tes potes. Mais est-ce vraiment des potes ? Tu ne leurs dis jamais rien. Il n'y a strictement rien à dire sur toi. C'est juste ouais des connaissances. T'as pas d'amis Allie, t'es seule. Encore plus, depuis que tu as laissé Aria, elle doit t'en vouloir. Pourras tu lui dire pourquoi tu as fait ça ? Pourquoi tout ce bordel dans ta tête ? Toutes ces idées noires ? Tu ne sais pas. Je crois même que tu en es incapable. Mais ça te ronge, t'aurais pu lui laisser un mot, ou que sais-je, mais rien. T'es partie comme si rien ni personne ne pourrait s’inquiéter. Fin, pour toi, tu ne vaux pas le coup qu'on se fasse un sang d'encre. Parce que, pour toi, tu n'es rien. Rien qu'un corps vendu, sale. Un cadavre qu'on traîne par égoïsme. Mais là, c'est toi qui a été égoïste. En partant comme une shlag, t'as pas pensé à elle, elle qui a toujours été là pour toi. Ouais, elle qui t'a sortie de la merde. Celle qui t'as donné tes premiers vrais sourire. Et tu sais, tu en as entendu parlé, tu as vu sur son dossier. Elle va encore moins bien depuis que tu es partie. Elle ne fait rien paraître mais ses nuits sont parsemées de cauchemars... Par ta faute. Et putain, d'internat Kyrie à la con. Lorsque tu as fait ta tentative de suicide, tu avais dans ta poche une lettre, une lettre rien que pour elle, car tu n'as qu'elle. Ils ne l'ont pas donné, tu ne l'as jamais récupérer. Tu ne sais pas si elle l'a eu. Tu ne sais rien de tout ça. Tu sais juste que t'as fait une bourde énorme en la laissant. Et toute une vie ne pourra pas pardonner ton acte.

Rien ne sera comme avant. C'est ce que tu te répètes sans cesse, chaque soir, chaque nuit. Et tu t'évades avec un océan de beuh. Tu la fuies, parce que tu as peur. Oui, tu es horrifiée à l'idée qu'elle t'abandonne. Mais aujourd'hui tu prends ton courage à deux mains. Tu sais où elle est. Elle est comme à son habitude sur le toit. Elle se fait toujours jarter de cours. Mais quelle amorce vas-tu lui donner ? « Hey ! Salut Aria, je te l'ai laissé comme une merde, et je reviens avec un grand sourire, pour que tu me pardonnes ! » Lol. Coeur, cœur, cœur. De toute façon, c'est pas dans tes habitudes de t'excuser. Si elle ne veut plus entendre parler de toi, c'est toi la seule fautive. Alors tu montes, à pas de souris sur le toit, un joint en bouche. A croire que tu veux tout faire pour l'énerver. Mais t'es comme ça Allie, tu ne changeras pas. T'es accroc à cette merde, elle le sait. Et quitte à l'énerver et bien autant bien le faire. Tu peines à monter les escaliers en colimaçon, à la base à cette heure ci, on te fout la sonde. Mais c'est pas important, ton teint de cadavre elle l'a toujours vu non ? Ta carrure aussi fine qu'un petit doigt aussi ? Tes cernes bleu violettes aussi ? Tu n'en sais rien. Tu t'es dégradée depuis le temps. Ouais en quatre mois, t'as eu le temps de chuter encore plus. Toi qui pensait être déjà tombée au plus bas, ce n'était apparemment pas le cas. Arrivée sur le toit. Ton cœur palpite. Ouais, t'as un putain haut le cœur. Le stresse, cette peur qui te serre le ventre. Tu l'avais oublié. Comme tu as oublié tes émotions, tes sentiments en quelque sorte.

« Tu t'es fait encore une fois virée de cours, je présume. » Dis-tu sans vraiment réfléchir. Putain, mais comme première phrase c'est génial ! Genre, comme si de rien n'était. Comme si tu l'avais vu hier et tout les jours de la semaine. Putain mais t'es vraiment conne. Tu t'assieds loin d'elle, tu n'as plus ta place avec elle de toute façon. Tu veux juste quoi ? La voir, lui dire que tu vas bien pour qu'elle arrête de cogiter la nuit. T'es vivante c'est le principale. « ça fait longtemps » Dis- tu sur le même ton, en regardant parterre. En jouant avec une branche d'arbre que tu venais de trouver. Ouais t'étais gênée, stressée, angoissée. En fait, tu ferais mieux de te casser Allie, tu mets ta fierté de coté en étant là.

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Aria Mizako
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Jeu 1 Oct - 6:27
Je suis assise, là, comme une merde, la tête dans mes genoux. Ça doit bien faire 10 minutes que je pleure toute les larmes de mon corps. Pourquoi avait-il fallu que le recroise, lui, Adam ? Pourquoi le fantôme de Noah était-il venu me hanter à cet instant ? Adam, je te tuerai et peu importe le temps que ça prendra. Je finis par me lever, séchant les dernières larmes qui ruisselaient sur mes joues. L’eau froide coulant sur mes mains pique les plaies présentes dessus, je ne dis rien, je m’observe dans la glace sans me reconnaitre. Me voir dans un état pareil était inhabituel après tout. Je garde de l’eau dans mes paumes pour recouvrir mon visage avec, il faut que je me ressaisisse et vite. Je souffle un bon coup avant de m’essuyer le visage à l’aide mon haut. Les cours allaient reprendre, je sors alors des toilettes pour me diriger vers ma salle de classe, et une fois devant la porte, je saisie la poignet mais je ne bouge plus. A quoi bon aller en cours dans mon état ? Je ne veux pas me faire questionner, personne ne doit me voir comme ça.

Une cigarette à la main, mon regard se perd dans les alentours de l’internat, chaque élève rejoint sa classe comme bon petit soldat. Tout est si ennuyant… Tu détestes l’ennui Aria, alors pourquoi ne pas aller en cours ? Tu trouveras bien quelque chose d’intéressant en classe, non ? Encore une phrase de Noah, quand vas-tu me laisser en paix… Je laisse tomber ma clope au sol, l’écrasant de mon pied, serrant la rambarde du toit le plus fort possible. Le sang coule à nouveau, la douleur physique est moindre que celle mentale. Noah, pourquoi es-tu parti si vite ? Je mords le coin de la lèvre, je sens de nouveau les larmes monter, je me sens pitoyable.

-Tu t'es fait encore une fois virée de cours, je présume.

Une voix, une phrase, mon cerveau se met en mode off pendant quelques secondes. Je reste figée, je ne me retourne pas, je connais cette voix, je la connais même très bien. Mes bras se mettent à trembler, je serre de plus en plus fort le barreau devant moi. Allie… J’avais entendu qu’elle était de retour à l’internat, ça fait un moment déjà. Je savais que ce jour viendrait, le fameux jour où on se reverrait, qu’on se recroiserait à nouveau par hasard. Et encore, le mot hasard n’est pas adapté. Elle sait très bien que le toit est mon échappatoire, elle savait que c’était ici qu’elle me trouverait. Elle est venue de son grès. Madame a-t-elle remballé sa fierté légendaire ?

-Ça fait longtemps

Ouai ça fait un bail. Ce n’est que maintenant qu’une de nous se décide à bouger. Elle a fait le premier pas, je ne l’aurais pas fait. Je ne veux pas la voir ou du moins, je me persuade de ne pas le vouloir. Elle est partie sans un mot, me laissant sans nouvelle pendant 5 mois. 5 mois putain ! Avait-elle une bonne explication à cela ? Pourquoi était-elle partie ? Pourquoi m’avait-elle laissé sans aucune nouvelle ? Je n’en sais rien. Aujourd’hui n’est pas le bon jour pour nos retrouvailles, je vais mal, j’en ai conscience et ce n’est pas elle qui me consolera. A une époque elle aurait été LA personne à qui je me serai confiée mais à présent, elle n’est plus rien pour moi. Je me mens à moi-même, je ne l’ai pas oublié, elle hante chacune de mes nuits, elle n’est pas rien pour moi, non, c’est moi qui ne suis plus rien pour elle. Elle m’a laissé seule, elle m’a abandonné, au final je n’étais qu’une marionnette qu’elle a manipulé brillamment. Mon esprit s’emmêle, je n’arrive plus à penser à correctement, le sang goutte sur le sol tellement l’étreinte de ma main sur la barre se resserre. J’ai envie de pleurer mais mes yeux n’en sont plus capables. Mon corps tout entier se met à trembler, j’ai besoin de taper quelque chose, quelqu’un. Encore cette violence ? Toujours cette violence ? Calme-toi Aria, calme-toi putain ! Depuis qu’Allie était partie, il m’était devenue difficile de contenir ces excès de colère qui m’animaient. Adam a été l’élément déclencheur de ma rupture du self-control. Tous les efforts pour balayer cette violence en moi font partie du passé. J’ai peur, peur de ce que je peux faire, peur de moi-même. Je dois penser à Ryoko, je ne dois pas sombrer, pas encore. Je retrouve temporairement le contrôle de mon corps.

-Ouai.

L’odeur du joint vient me chatouiller les narines. Elle fume encore cette merde ? Je n’ai vraiment été d’aucune utilité pour elle, je ne suis qu’une piètre meilleure amie. J’ai toujours voulu l’aider, elle, Allie. Mais au final, c’est moi qui avais besoin d’une amie, qui avait besoin qu’elle soit près de moi. Elle m’a abandonné, elle, mon réconfort, ma force, pour laisser place à un vide, un manque, un trou noir qui ne se rebouchera jamais. Un sourire s’empare de mes lèvres, le genre de sourire qui n’est rien d’autre que le reflet d’une moquerie dirigée à moi-même. Je suis pathétique, tellement. Je sors maladroitement mon paquet de clopes de ma poche, il tombe, à travers la barrière pour finir sa course sur le sol plus bas. Je le regarde s’envoler puis s’écraser par terre en m’imaginant en faire de même. Celui qui tombera dessus sera content, j’aurais au moins fait un heureux aujourd’hui. Si c’était mon corps qui gisait sur le sol, j’en aurai fait un aussi, moi en particuliers. Tsss, le suicide est une mort bien trop simple, c’est facile de se tuer dès que quelque chose ne va pas dans son sens. Je dois affronter les choses telles qu’elles sont, qu’elles soient douloureuses ou non, les fuir maintenant ne feront que conforter l’idée que je suis faible.
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Sam 3 Oct - 12:37


CORPSE²


Septembre

Lorsque tu dis tes premiers mots, ses bras se mettent à trembler, elle serre de plus en plus fort le barreau devant moi. Ah, à ce que tu vois, elle n'est pas enchantée que tu sois là. C'est normal en même temps, tu es partie, tu l'as abandonné en pensant que tu ne manquerais à personne. Tu t'es réfugiée dans ces idées, tu t'es obstinée à vouloir que personne ne s'attache à toi et inversement, or ce n'est pas le cas avec elle, avec Aria, avec ta meilleure amie. Tu fais bien une piètre amie Allie, ça a toujours été le cas. Tu fuies les gens, tu fuies l'amitié et pourtant tu es là, t'as fait le premier pas. T'as mis ta fierté de coté pour la première fois. Parce que malheureusement tu tiens à elle, c'est tout ce qu'il te reste aujourd'hui et pourtant tu as l'impression de l'avoir perdu. Tu ne la regardes pas et tu observes toi aussi le vide. Le vide tu le connais plutôt bien, ouais parce que y'a rien en toi Allie, t'es morte depuis qu'on t'as mise au monde. Vivre dans la luxure sans affection, c'est poignant, ça brise. Encore plus quand on te fait des coups de putes, quand on te manipule.

Elle se retient de pleurer, de tabasser les gens. Ça recommence. Cette violence avait disparut, ou du moins c'était vachement atténuée depuis que tu étais à ses cotés. Mais tu l'as laissé, et pour résultat elle en fait des cauchemars, elle se triture l'esprit. Elle se fait du mal. Faut que tu l'aides, mais l'accepteras telle ? Aucune idée, elle t'en veut. Mais une réponse se fait enfin entendre, un « Ouais »
Bon ok, c'est rien. Mais c'est déjà ça, elle n'est pas partie, elle ne s'est pas énervée. Elle est comme toi en ce moment, vide, sans aucune émotion. Bien que dans sa tête et dans son cœur ce soit l'inverse.

Et toi tu fumes un joint, ta propre beuh. Et elle sourit, un sourire moqueur pour elle. Elle croit que tu ne l'as pas aidé, c'est faux. C'est elle qui t'as appris à vivre, c'est avec elle que tu as lâché ton premier vrai sourire, tes premiers vrai fous-rire. Tu soupires. « Tu te fais du mal pour rien à te dire que tu fais une piètre meilleure amie, parce que j'ai pas arrêté la fumette, j’arrêterais jamais ça malheureusement. Qui sait qui t'as abandonné ? C'est moi. J'en assume les conséquences. Je pensais que j'allais manquer à personne et quand j'ai vu tes entretiens avec les psychologue, j'ai compris. Et puis, t'as eu d'autre bouleversement, dont un là. » Tu fais une pause, réfléchis deux minutes. Le dit fantôme et Aria ont été obligé de signer un papier qui obligeait une certaine distance. Est- ce que ça aurait un rapport avec ça ? Aucune idée. Il faut que tu te fasses pardonner, mais comment ? T'excuser, c'est trop difficile, trop tôt. « C'est vrai que là je suis pas en bonne position, pour te demander de me raconter ce qu'il se passe et pourquoi tu saignes de la main. Mais tu peux en parler, tu peux hurler, tu peux me haïr. Mais soulage toi. » Finis-tu par dire, avant de prendre dans ton sac de l'antiseptique, 4 compresses et une bande. Ouais, t'as toujours ça sur toi, ça t'évite d'aller à l'infirmerie quand tu te scarifies. Du coup, tu as toujours tout sur toi. Fin presque. Tu ne demandes pas la permission et tu prends sa main, elle n'a pas le choix de toute façon. « ça va piquer mais si tu veux taper par la suite, faut la soigner, ça risque de s'infecter.» Tu la soignes avec douceur, cette douceur que tu avais perdu depuis longtemps. Cette fille à le dont de te faire changer, c'est dingue. Tu veux qu'elle reste. Qu'elle reste près de toi. Mais tu ne comptes pas encore le dire, c'est trop tôt, faut qu'elle sorte ce qu'elle a dans le ventre, ça fait trop longtemps qu'elle contient.


HRP : Désolée c'est court et à chier :')

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Aria Mizako
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Jeu 15 Oct - 7:27
-Tu te fais du mal pour rien à te dire que tu fais une piètre meilleure amie, parce que j'ai pas arrêté la fumette, j’arrêterais jamais ça malheureusement. Qui sait qui t'as abandonné ? C'est moi. J'en assume les conséquences. Je pensais que j'allais manquer à personne et quand j'ai vu tes entretiens avec les psychologue, j'ai compris. Et puis, t'as eu d'autre bouleversement, dont un là.

Elle lisait à travers moi, elle arrivait à entrer dans ma tête si facilement. Je pensais qu’elle n’y arriverait plus après tant d’absence, mais si, elle en était encore capable. J’ai toujours détesté cette manie qu’elle a de cerner les gens rien qu’en les regardant. Qui se ressemble, s’assemble, non ? Allie a toujours été une sale fouine qui fourre son nez partout, elle a dû parcourir mon dossier du début à la fin. Ça ne m’étonne guère au final.

-C'est vrai que là je suis pas en bonne position, pour te demander de me raconter ce qu'il se passe et pourquoi tu saignes de la main. Mais tu peux en parler, tu peux hurler, tu peux me haïr. Mais soulage toi.

Tu l’as avoué toi-même, tu m’as abandonnée, je n’ai rien à dire à une traitre. Tu sais tout sur moi Allie, je t’ai chérie, je t’ai aimée et maintenant, je ne sais plus quoi penser de toi. Tu es omniprésente, aussi bien la nuit que le jour, tu hantes mes pensées, tu me tortures sans le vouloir. Tu me détruis à petit feu Allie. Je n’ose pas la regarder, son seul visage déclencherait une étincelle que je ne saurais arrêter. Va-t’en Allie, car je ne sais pas de quoi je suis capable. Le contact de sa main sur la mienne me fait tourner la tête, mes yeux se posent enfin sur la brunette.

-Ça va piquer mais si tu veux taper par la suite, faut la soigner, ça risque de s'infecter.

Je serre les dents, l’antiseptique n’y est pour rien. A quoi joue-t-elle exactement ?! Pourquoi me soigne-t-elle ? Pour se faire pardonner ? Pour me montrer qu’elle tient encore à moi ? Je ne suis pas un appareil photo jetable Allie. Mon regard se vide, je me sens partir lentement dans un puits sans fond, la meurtrière va refaire surface, je le sais, mais je n’arrive plus à voir la sortie, la colère, la haine, la violence, aura raison de moi. Ma main soignée agrippe son cou, je ne ressens plus rien.

-Je te tuerai avant que tu ne me tues.

Je ne veux plus avoir mal, là, au fond de ma poitrine. En partant sans un mot, Allie m’a brisé de l’intérieur, a chamboulé entièrement mon esprit, a rendu mes nuits agitées et mes pensées confuses. Si je ne la tue pas maintenant, qu’est-ce que je deviendrais si elle décide de s’en aller à nouveau ? L’étreinte se resserre. Elle doit disparaitre une bonne fois pour toute ou c’est moi qui y passerai. Je lui avais promis de ne jamais lui faire du mal, que je serais toujours là pour elle, à croire qu’elle n’en avait que faire de moi… Dans ce cas, je n’ai que faire de toutes ces belles paroles, qu’on en finisse ! L’image de mes parents me revient en tête. La trahison m’est insupportable, je hais les traitres, je les hais TOUS ! Le regard vide, plongé dans celui de la brunette, reflétait mon indifférence face à la mort. Chaque individu mourra un jour, qu’est-ce que ça pouvait changer si la fin était maintenant ? Pourtant, ma main comme figée, n’arrive pas à finir son geste.

-Pourquoi…

Mes forces me quittent, ma main lâche prise pour retomber, parallèle à mon corps. Je tremble, mes jambes flanchent et me voilà à genoux devant elle, Allie. Je veux revoir son sourire, entendre son rire à nouveau, la voir rougir au moindre contact, qu’elle me parle de ses peines, que je l’écoute et que je fasse de mon mieux pour la consoler. Je ne peux pas la tuer, je ne veux pas la tuer. Je n’arrive pas à lui faire du mal, c’est au-dessus de mes moyens, mais moi j’ai mal, terriblement mal. Ramenant mes genoux vers ma poitrine, je croise les bras pour enfouir ma tête à l’intérieur avant de laisser échapper une courte phrase froidement.

-Va-t’en.

Je ne dois rien lui faire, je ne veux pas lui faire du mal. Qu’elle s’en aille ! Je suis totalement instable et mes réactions restent imprévisibles. Je suis effrayée, terrorisée, la seule personne dont j’ai peur au final c’est moi. Je pensais que c’était toi qui avais besoin de moi, je m’étais trompée sur toute la ligne.
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Mar 10 Nov - 12:47


CORPSE²


Septembre

T'essayes de la raisonner, ce n'est pas de sa faute. C'est toi qui est partie, c'est toi qui l'a abandonné, dans ta logique à ce moment-là, elle n'aurait pas dû en souffrir. T'es juste une accro aux malheurs, t'aimes te faire du mal, c'est dingue. C'est toi qui es partie, c'est toi qui l'as abandonné, dans ta logique à ce moment-là, elle n'aurait pas dû en souffrir. Rien que ça, ça te donne envie de reprendre tes lames. Tu dois souffrir comme elle, elle a souffert par ta faute.

Tu sais qu'elle a horreur de ton coté maniaque du contrôle, de tout vouloir savoir sur les gens. Mais c'est ta protection et au fond, tu ne connaissais pas vraiment les sentiments qu'avait Aria pour toi. Cette amitié qui vous liait, tu pensais que tu n'étais rien pour elle, que si tu n'étais pas là, elle s'en apercevrait même pas. Mais c'était faux, à force de te haïr Allie, tu te fais haïr. Tu te sens sale et seule, t'as bafoué, trahie une amitié ce que tu t'étais promis de ne jamais faire. Tu en as trop souffert plus jeune. Beaucoup, trop. Mais Aria ne sait pas tout. Non, tu n'as jamais réussi à lui en parler, tu étais trop redevable envers elle, elle qui t'avait ouvert les yeux, elle qui a toujours été là pour toi. Ça se trouve, c'est un mécanisme de défense que tu as fait là. La peur d'être abandonnée fait que tu abandonnes les autres, tellement que cette phobie te paralysent, tu préfères t'enfuir.

Mais tu essayes, tu essayes de retrouver ta place auprès d'elle, et puis si ça ne marche pas et bien, tu ne préfères pas imaginer. Tu n'as plus qu'elle. C'était la seule à pouvoir te protéger contre toi-même. Alors tu essayes d'en faire de même. Tu soignes ses mains. Tu t'inquiètes pour elle. Tu lui jettes quelques coups d’œil, tu sais qu'elle peut très mal réagir. Elle serre les dents, et tu sais très bien que ce n'est pas l'antiseptique. Merde, te dis-tu avant de sentir ses mains agrippées ton cou. Comme un pantin, tu la regardes, mais comme elle, ton regard est vide. Tu l'as perdu ? « Je te tuerai avant que tu ne me tues. » Tu reconnais bien sa facette-là. La haine, la rage. Au moins, elle ressent quelque chose à ton égard, tu ne lui es pas indifférente. T'as comme un pincement au cœur. Ouais, je crois que tu l'as perdu. Elle t'en voudra toute sa vie. Tu te sens coupable, tellement. Mais tes larmes ne coulent pas, tu bloques tes émotions. Comme à ton habitude. Tu ressens juste un couteau dans ta poitrine, cette douleur ne t'était pas arrivée depuis longtemps. Trop longtemps, ça prouve que tu es encore un peu humaine.

Tu manques de souffles, est-ce qu'elle va en finir ? Non, sa main reste figée, elle aussi reste encore humaine, même dans son inconscience, dans ses pires cauchemars qu'est sa double personnalité, elle reste humaine. Elle n'arrive pas à pas abréger tes souffrances. Elle reste figée et te demande pourquoi avant de te lâcher brusquement. Et te voilà à genoux, comme elle. Ses forces l'avaient quitté tout comme toi et ta frêle carrure. Autant que sur le moral, tu peux atteindre les gens, autant sur le physique les gens peuvent te tuer en un coup, te traumatiser à vie, comme ça lorsque tu étais plus jeune. On dit tout le temps que les mots font plus de mal que les coups, mais les coups traumatisent autant que les mots et on ne peut pas très souvent les esquiver, on les subit. Ramenant ses genoux vers sa poitrine, elle croise les bras, enfouissant sa tête dans ces derniers. Et de dire froidement, « Va-t’en. » Elle est terrorisée. Mais tu ne veux pas partir, tu ne veux pas te défiler devant sa question. Elle t'a demandé pourquoi. Pourquoi, t'es partie, pourquoi tu l'as abandonné ?

« Mes démons se sont accentués, j'ai voulu fuir. Je suis restée buter sur le fait que tout le monde me haïssait comme moi-même, que je n'apportais que de la souffrance aux gens, vu qu'ils me voyaient me détruire. Je ne voulais plus qu'on éprouve de l'inquiétude, de la pitié pour moi, je ne la méritais pas. Je ne voulais juste plus vivre. J'ai préféré abandonner, c'est lâche, mais je suis comme ça. Mes derniers mots ont été adressés à toi, mais je ne sais pas s'ils t'ont parvenu. » Une larme froide, une vraie larme coule sur ta joue. Chose improbable venant de toi. Tu l'essuies regardant cette goutte d'eau qui a humidifié ta main comme si c'était un ovni. Tu te relèves doucement, le contrôle, où est-il passé ? Bordel. Tu te sens mal et as la fois, tu es soulagée, mais tu ne veux pas ressentir ce dernier, tu ne le mérites pas. « Tu sais à peu près tout Aria, je suis... » Et tu pars, en murmurant « Désolée ». Tu te retournes d'un coup. « Aria, tu n'es pas un monstre. Fis-tu en chuchotant, tu n'arrivais pas à le dire fort, c'était trop compliqué, tu ne sais pas si elle a entendu. Mais quoi qu'il en soit, tu pars le cœur lourd, la tête remplie d'idées noires.

HRP : Désolée c'est court et j'ai abrégé le RP. Allie peut pas se dévoiler comme ça, elle laisse encore de l'énigme pour la lettre, tu peux répondre à ce rp ou sinon, tu attends que je te fasse la lettre et tu expliqueras comment tu t'es sentie lorsqu'elle est partie.

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