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L'ombre. [PV Aaron]

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Cham Weasley
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Dim 23 Aoû - 1:45

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Tu étais fasciné. Fasciné par ce type. Sa façon de marcher. De parler. De vivre. Oh non, sa vie n'était pas drôle. Se désinfecter. Laver. Briquer. Recommencer. Aaron était quelqu'un de propre et soigné, à l'extrême. Même toi, qui aimait la propreté (malgré les apparences), tu n’atteignais pas son niveau. Maniaque. C'était dur à vivre, tu le sentais. Tu le suivais toujours telle une ombre. Aujourd'hui aussi. Voilà comment tu savais tout ça.

Il était sorti du bâtiment principal, là ou se trouvait l'infirmerie et le bureau du psychologue. L'air mécontent. Lui avait-il parlé de votre... "rencontre"? Ou plutôt, de l'agression presque sexuelle dont tu avais- Non, dont avais fait preuve Kyle? Sûrement. Ou pas d'ailleurs. Un sourire amer s'était étiré sur tes lèvres. Bien sûr qu'il n'avait rien dit. Jamais il n'assumerais pareille humiliation. Sauf pour te dévaloriser peut être.

Cela ne t'empêcha pourtant pas de le suivre automatiquement.

Il marchait. Furieux. Énervé. Énervé d'être énervé. Tu le regardais avec un petit sourire en coin. Moqueur. Le suivant toujours. Silencieux. Rien ne pouvait te trahir. Rien du tout. Tu l'observais toujours. Sa démarche efféminée. Son sac en bandoulière. Son carnet de croquis. D'ailleurs, tu brûlais d'envie de voir son carnet. Depuis qu'il t'avais dessiné, tu rêvais de pouvoir observer tous ses dessins. Il t'obsédait vraiment. C'était presque malsain.

Il se dirigeait vers le complexe sportif. Allait-il s'entraîner au terrain de basket?

Tu réfléchissais. Devais tu continue à le suivre? Devait tu jouer avec le feu encore une fois? Il pourrait porter plainte... Non, bien sûr que non. Quel idiot tu faisais. Ici, c'est chacun pour sa pomme. La justice, exister ici? Quelle blague. Tu aurais presque lâché un rire. Mais tu te retint. Il ne fallait en aucun cas qu'il te voit pour le moment. Sinon, il prendrait peur, et fuirait. Encore. Ce que tu ne voulais absolument pas.

Tu avais penché la tête, réfléchissant toujours. Si tu continuais de le suivre, tu savais qu'il finirait par te voir. Le terrain de basket était peut être grand, mais on pourrait quand même te voir. Quoique, si tu te glissais dans les gradins, peut être ne remarquerai-t-il pas ta présence. Après tout, tu étais quelqu'un de posé, de réfléchi. Si tu faisais les choses silencieusement et sans précipitation, tu étais sûr qu'il ne remarquerais rien.

Arrivé au terrain de basket, Aaron se dirigea vers le vestiaire. Tu ne le suivais pas. Il ne fallait pas abuser... Et là, il t'aurais certainement foutu une raclée, mysophobie ou pas.

Tu te cachais donc dans les gradins. Une chance pour toi, tu étais relativement mince. Non, en fait, tu étais une brindille. Tu t'allongea donc. On ne pouvait pas voir ton corps. Il suffisait que tu tournes la tête pour voir le terain de long en large. Tu pouvait donc le regarder jouer à ta guise.


"Mon dieu, Cham. Pourquoi ce gosse t'obsède t-il autant? Le baiser de la dernière fois ne t'as pas suffit?"


"Ferme ta grande gueule, Kyle."

"En m'insultant, tu admets donc que j'ai raison. Intéressant."


Ces dialogues muets te rendaient dingue. Tu détestais vraiment ça. Heureusement que ça se passais dans ta tête. Tu n'aimerais pas le fait que quelqu'un le sache.

Mais attends... Quelqu'un le sait. Quelqu'un sait que Kyle est là.

Raison de plus pour le tenir à l’œil. Il fallait qu'il ne le dise à personne. Un violent mal de crâne avait fait son apparition. La preuve que Kyle était passé par là. Tu savais qu'il ne te lâcherait pas pour l'instant.

Tu vis Aaron revenir sur le terrain. Un short, un t shirt, des basket. Des chaussettes blanches remontant le long de son mollet.

Il commençait à jouer. Il paraissait concentré.

Une demi heure passa.

Tu commençait à avoir mal au dos. Tu t'étais rassis, discrètement. On ne pouvait te voir que si l'on te cherchait, car tu te fondais très bien dans le paysage. Aaron était assis sur le bas des gradins. Il buvait de l'eau. Toi, tu étais assis quelques marches plus haut. Tu voyais la sueur perler dans son cou.

Soudain, Aaron se tendit. Puis il lâcha d'une voix agacée ces quelques mots.


- Si tu t'approches encore, je demande une protection judiciaire.


Tu avais lâché un petit ricanement nerveux. Quelle plaisanterie. Une protection judiciaire, ici? C'était beau de rêver. Tu te leva alors, le rejoignant. Tu t'asseyait à ses côtés. Enfin, à ses côtés, avec deux bon mètres vous séparant. Tu hésitais à lui répondre. Puis finalement, tu lui dit de ta voix douce et désolée :


- Je m'excuse pour la dernière fois. Et j'ai le droit de venir te voir jouer.






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Dim 23 Aoû - 5:44

" L'accident " s'était produit il y a quelques jours de ça. Deux semaines peut-être bien, je n'étais sûr de rien. Je dormais trop mal pour avoir une notion correcte des nuits qui s'étaient écoulées depuis. J'étais complètement décalé. La preuve, je n'arrivais plus à suivre les cours correctement, emmenant mes affaires du jeudi le lundi, somnolant pendant la classe, ce genre de choses. Des inattentions, des confusions. Le traumatisme avait été si grand que les images restaient toujours nettes dans mon esprit, un peu comme si elles s'étaient passées le matin-même de chaque jour qui poursuivit celui-ci.

Les professeurs avaient fini par me pousser à rester chez moi et à me reposer, seulement, je n'en avais pas envie. Me retrouver seul n'était plus aussi relaxant qu'avant. Je craignais toujours qu'il apparaisse d'on ne sait où et que je me retrouve piégé une nouvelle fois. Alors on finit par m'envoyer à l'infirmerie et l'infirmier m'envoya chez un psychologue, cernant bien que le problème était d'ordre moral et que quelques pansements ou sirops pour la toux ne seraient d'aucune aide.

Je ne voulais pas parler de l'incident. Je voulais juste que ma mysophobie s'en aille. Avec les souvenirs si possible. C'était une volonté extrêmement forte, plus que jamais je ne l'avais eu mais paradoxalement, ma phobie avait elle aussi accrue. Il était seulement 14h30 et je m'étais déjà lavé trois fois. La peau sur mes mains avait fini par se décoller par endroits tant je les avais frotté. Bien sûr, je n’espérais pas sortir de la pièce guéri mais "un peu mieux" me suffisait.

- Cela fait un petit moment que l'on ne s'est pas vu Aaron. Les professeurs et l'infirmier m'ont parlé de toi, apparemment tu t'endors en cours, tes notes chutent et tu sembles plus distrait que d'habitude, est-ce par rapport à ta mysophobie ? me demanda le psychologue en déposant une tasse de thé sur la table. Tasse de thé que je ne comptais pas toucher, évidemment, même s'il s'était servi d'un mouchoir pour la tenir.

- Oui. C'est de pire en pire et j'aimerais que ça cesse.

J'étais resté debout, incapable de m'asseoir sur son siège. C'est ainsi que la séance avait commencé. Plutôt normalement, des phrases et des questions basiques puis... d'une manière ou d'une autre, il avait recommencé avec ces questions bizarres. Si j'avais arrêté de le rencontrer, c'était pour cette raison.

Je m'étais tendu.

- Je sais que ces questions sont délicates et que tu ne les apprécies pas mais j'aimerais vraiment savoir Aaron. Est-ce que lorsque tu étais jeune, tu t'es fait agressé ou a assisté à une agression sexuelle ou de ce genre... ?

- Je ne comprends toujours pas l’intérêt de ces questions et elles me mettent mal à l'aise. Je suis mysophobe, pas asexué.

- Je comprends qu'elle puisse te mettre mal à l'aise mais dans 80 % des cas recensés, la mysophobie apparaît après des traumatismes sexuels et je pense que-...

- Je suis vierge, d'accord ? le coupai-je net. Je n'ai jamais embrassé personne ni même tenu la main de quelqu'un. Vous savez pourquoi ? Parce que je suis mysophobe, ce n'est pas la conséquence mais la cause. Et je n'ai pas non plus vu quelqu'un se faire agresser sexuellement devant moi alors si vous pouviez arrêter avec ça j'apprécierais.

Le psychologue soupira du nez et se leva. Je voyais clair dans son jeu, il essayait de se montrer calme en toutes circonstances pour que je lui accorde ma confiance mais là n'était pas la question, je n'avais vraiment pas-...

- Y as-tu déjà réfléchi au moins ? As-tu déjà fermé les yeux et tenté de te souvenir ?

Un silence meubla l'espace. Se fichait-il de moi ?

- Ça suffit, j'en ai marre.

Comme la dernière fois où nous avions eu une séance, je pris mes affaires à toute vitesse et claquai la porte derrière moi, lançant rapidement lorsqu'elle était encore entrouverte :

- Si parler de sexe vous intéresse tellement vous devriez vous convertir en sexologue, taré va !

Taré va... ? C'était très rare de me voir manquer de respect comme ça à quelqu'un, particulièrement un adulte. Le mot m'avait échappé sous la colère. J'étais à vif et si frustré. Je n’espérais pourtant pas grand chose, sortir "un peu mieux" de la salle et voilà ce que j'avais récolté... Je l'avais quitté, pire qu'avant. Et ça me remémora la fois dernière où je m'attendais à passer une soirée sereine et que cet autre taré était venu tout gâcher. Quel euphémisme. Raaah. Je laissai échappé un râlement.

Je marchai vite. Très vite. Il fallait que j'évacue tout ça et je ne connaissais que deux moyens. Dans l'état actuel des choses, si je prenais un crayon dans mes mains je risquais de casser la mine alors après un fin calcul sur les choix qui restaient... je me décidai sur le basket. De toute façon j'avais déjà tout dans mon sac, toujours. Etre paré à toutes circonstances c'était un peu le B.A.B.A. d'un malade tel que moi. J'en avais marre. Marre d'en avoir marre, énérvé d'être énérvé, malade d'être malade.

- - - - - - - - - -

Je me plaçai sur la médiane du terrain, au centre, battant le ballon au sol. Je ne pensais plus à rien, uniquement au jeu. A faire venir cette balle dans ces filets là-bas. Je m'étais bien évidemment changé -et douché, de nouveau-. Mes cheveux étaient encore mouillés mais j'avais pris grand soin de m'essuyer correctement le reste du corps pour ne pas que des gouttes tombent et me fasse glisser. Je me concentrai et fonçai alors, mes baskets grinçant au sol. C'était un des plus beaux sons que je connaissais. Je fis un dunk et quelques autres tirs. Perfectionnant ces derniers, entrainant ma vitesse, ma souplesse et mettant au point des techniques en imaginant les places éventuelles des adversaires. La sensation était bien loin d'égaler celle que l'on pouvait ressentir lors d'un match réel, contre de vrais joueurs, toutefois... si on y mettait du sien, on arrivait à s'épuiser presque aussi vite et c'était le but. Me fatiguer, me vider l'esprit, faire en sorte que ce soir je puisse enfin dormir. Parfois je percevais mes cernes dans le reflet des poteaux, c'est pour dire.

Nonchalemment, je pris place sur un banc des gradins, ne me souciant pas le moins du monde de qui avait pu poser son derrière ici avant moi. J'avais vraiment l'impression d'être un autre homme quand je jouais et un homme meilleur. Saissisant dans mon sac une serviette que je mis sur mes épaules et une bouteille d'eau, je me laissai m'affaler un peu plus, collant mon dos aux places derrières. Chaud.

J'avalai une gorgée dos et la sentis. Sa présence. Je tournai alors mon visage sur ma droite mais ne vis rien. Je repris une gorgée en remettant mon regard droit devant moi. J'avais perçu plusieurs fois sa présence au cours des derniers jours. Parfois j'avais l'impression d'halluciner et parfois... j'étais convaincu qu'il était là, un peu comme à ce moment précis.

- Si tu t'approches encore, je demande une protection judiciaire.

D'ordinaire et ce même quand je n'étais pas sûr de moi, je fuyais. Je changeais de trottoir ou de direction, faisais chemin arrière pour me réfugier dans des endroits où je n'étais pas seul. L'emprise qu'un enjeu avait sur moi, tel que le basket, me rendait vraiment méconnaissable. Des fois, il m'arrivait de me penser un peu schizo à cause de cette étrange partie de moi.

Je n'avais pas spécialement peur, j'étais surtout agacé. J'aurais aimé que ce soit comme ça tout le temps.

- Je m'excuse pour la dernière fois. Et j'ai le droit de venir te voir jouer, me lança-t-il en sortant de sa cachette après avoir lâché un petit rire.

Je remarquai la douceur de sa voix. Elle n'avait rien à voir avec le souvenir que j'en avais.

- Regarder quelqu'un jouer oui mais le suivre contre son gré, le stalker, c'est autre chose, lui répondis-je sans même le regarder, retirant ma serviette de sur mes épaules.

Je refermai ensuite ma bouteille, la posant à côté de moi.

- Pour quelqu'un qui m'a volé mon prem-... Je m'arrêtai sobrement, préférant formuler ça autrement. Pour quelqu'un qui m'a agressé physiquement et de manière quelque peu sexuelle, je trouve tes excuses un peu palotes, lui fis-je finalement en lui accordant un regard franc. Tiens, il paraissait moins effrayant aussi. Un frisson inexpliquable me piqua. A croire que mon corps réagissait tout seul au dégout.

Je me levai et descendis les trois marches qui se situaient entre le terrain et moi, reprenant le ballon au sol. J'étais d'abord dos à lui.

- Que me veux-tu ? Et ne t'amuse pas à me donner des réponses aussi floues que " te faire réagir ", je te demande que me veux-tu, exactement.

Je fis rebondir la balle, me retrouvant désormais de profil et le fixant.

- Es-tu gay ? finis-je par demander, le ton quelque peu accusateur. Question rétorique évidemment. Mais je ne suis pas de ce bord, d'ailleurs je crois que je ne suis d'aucun bord alors si tu espères avoir une suite au baiser, n'y compte pas trop d'accord ?

J'étais cassant et lui offris même un léger sourire sournois. La confiance que me donnait un enjeu était incroyable. Je devenais vraiment aussi arrogant et prétentieux que j'en avais l'air.

Suite à ça, je lançai le ballon. Oui, du milieu du terrain, si ce n'est un peu plus loin. Je manquai la cible, la balle se contentant de cogner le cadrant mais avec une force non négligeable. Une démonstration de force ? Probablement. Le panier trembla sous le coup et le son résonna dans toute la pièce. On pouvait traduire ça par " Aujourd'hui je n'ai pas besoin de protection judiciaire alors prends gardes à toi tout de même. " Du moins, tant que je serais sous l'emprise du jeu.

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Cham Weasley
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Dim 23 Aoû - 7:34



- Regarder quelqu'un jouer oui mais le suivre contre son gré, le stalker, c'est autre chose.

Il refermai ensuite sa bouteille, la posant à côté de lui.

- Pour quelqu'un qui m'a volé mon prem-... Il s'arrêta puis rectifia. Pour quelqu'un qui m'a agressé physiquement et de manière quelque peu sexuelle, je trouve tes excuses un peu palotes, finissa-t-il, te défiant du regard.

Un frisson le secoua de la tête au pied. Frisson de dégoût. Ce que tu comprenais plus que bien. Après tout, Kyle avait violé son intimité, contre son gré. Tu ne pouvais pas lui en vouloir d'éprouver du dégoût, voir du mépris pour ta petite personne.

Il se leva. Repris la balle posé au sol. Toi, tu ne bougeais pas de ta place. Tu étais toujours en tailleur, les mains jointes sous ton menton. Tu te gardais bien de parler. Car tu savais qu'il n'avait pas fini de poser des questions. Et tu comptais répondre à celles qui t'intéressaient, celles que tu jugeais digne de recevoir de l'attention de ta part. Il était dos à toi. Tu pouvais voir ses jambes musclées se tendre. Effort? Stress? Peur?

- Que me veux-tu ? Et ne t'amuse pas à me donner des réponses aussi floues que "te faire réagir", je te demande que me veux-tu, exactement.

Il fis rebondir la balle, se retrouvant désormais de profil et te fixant.

- Es-tu gay ?Fini-t-il par te demander, le ton accusateur. Question rhétorique évidemment. Mais je ne suis pas de ce bord, d'ailleurs je crois que je ne suis d'aucun bord alors si tu espères avoir une suite au baiser, n'y compte pas trop d'accord ?

Tu avais lâché un petit rire. Toi, vouloir une suite à ce baiser qui n'était même pas voulu? Tu n'étais pas du genre à forcer les gens à faire des choses. Tu les asticotais, tu les taquinais, mais en aucun cas tu ne te serais permis de forcer quelqu'un à t'embrasser. Sauf si ça avait été une blague ou autre.

Mais dans ce cas là, pas de blague. Rien. Juste un type mysophobe. Le contact le répugnait, tu voulais essayais de remédie à cela, mais pas en le forçant. Force les gens ne servait à rien. Qui voudrait embrasser un prédateur sexuel?

Enfin bref. Tu te raclais la gorge, puis tu répondit, de ta voix toujours aussi douce, presque gentille :

- Ici, tout le monde stalke tout le monde. On observe, on apprends. Ensuite, le baiser... N'était pas vraiment voulu. Sinon, je ne te veux rien. Rien en particulier. Tu m'attires, ton mode de vie m'attire. Et je ne suis pas gay. Tu lui avais souri avec une certaine gêne. Pour en revenir au baiser, il ne vient pas de moi. Il vient de-

- NON. Cham, ferme ta gueule. Il n'a pas besoin de savoir.

- Bien sûr que si, idiot. Je détesterais le fait qu'il pense que je lui ai volé une part de son intimité alors que c'est de TA faute. Connard.

- Commence pas à m'énerver... Ton plan n'en vaut pas la peine. T'as vu ce type? Il a peur de toi, tu le dégoûte. Arrête de te voiler la face.

- Fermes là. C'est pas un plan.

- Alors c'est quoi, hein? Un béguin d'adolescent? Tu fais pitié. Je pensais que tu valais mieux que ça.

- Béguin de quoi? Mais t'es dingue! De toute façon, à cause de toi, j'ai jamais, jamais pu ressentir quoi que ce soit, si ce n'est de la colère ou de la tristesse. C'est de ta faute. Au moins, avec lui là, je me sens moi même. Je peux ressentir des choses. Sans que tu t'en préoccupe. Et putain que ça me fait du bien.

- Serais tu en train de me dire qu'il t'attire? Oublies pas ce que je t'ai dit à propos de ça.

- Bien sûr que non! Enfin, t'as rien pigé ou quoi?! Je t'ai dit que je ressentais rien, mais quand je suis avec lui, enfin à sa proximité en tous cas, d'autres émotions et sentiments s'ouvrent à moi.

- Donc, c'est de sa faute si en ce moment je me sens bizarre? C'est donc lui que je dois buter? Je déteste le fait que tu puisse ressentir quoi que ce soit pour lui. Je te l'avais interdit. Les sentiments sont mauvais et nous rendes faibles. Je ne VEUX PAS que tu ressentes des choses.

- Désolé de devoir partager un corps avec toi, connard!

-Me traite pas de connard. Ou c'est lui qui va souffrir. Compris? Maintenant, vas t-en. Je veux régler ça une bonne fois pour toute. Ton minet à beau être fort, il n'en reste pas moins faible avec sa mysophobie.

- Non! Je refuse.


- Casse toi. Tout de suite.

Sur ces mots, tu t'étais senti écarté. Rejeté. Non, il avait vraiment pu t'avoir aussi facilement? Merde. Les sentiments et émotions te rendaient vraiment aussi faible que ça? Tu n'en savais rien. Tu étais donc spectateur à la scène.

Tu vis Kyle se lever, se craquer les doigts, le dos, le cou. Aaron le regardait d'un air interdit. Il faut dire que cette fois Kyle n'avait même pas pris la précaution de parler dans ta tête ; il s'était contenté de parler à voix haute. Du coup, vous aviez échangé votre dialogue d'une même bouche. D'une voix différente certes, mais d'une même bouche.

Kyle marcha droit vers Aaron. Il lui donna un bon coup de poing dans le ventre, puis un dans l'oeil, dès qu'Aaron se courba en deux par la douleur. Aaron renvoya un magnifique crochet, qui atteingna l'oreille de Kyle. Tu soupirais. Kyle le pris par les cheveux, ne se souciait même pas de la douleur lancinante de son oreille, aveuglé par la rage. Il lâcha d'une voix dure et froide.

- Toi. Immonde chose. Je te déteste. Par ta faute, je ne peux même plus contrôler Cham à ma guise. Te détester est peu. Je te HAIS. Ne t'approche plus de lui. Fais en sorte de le rejeter. Je te déteste. Maintenant, casse toi. Que je ne te revois pas.

Mais Aaron ne se laissa pas faire. Il prit Kyle par la jambe, le renversant à terre. Puis il cracha d'une voix dure ces quelques mots...
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Dim 23 Aoû - 8:32

Apparemment je cachais un talent de comédien étant donné que mon discours des plus sérieux avait réussi à le faire rire. Il s'était ensuite raclé la gorge, comme un peu gêné par mes propros avant de répondre :

- Ici, tout le monde stalke tout le monde. On observe, on apprends. Ensuite, le baiser... N'était pas vraiment voulu. Sinon, je ne te veux rien. Rien en particulier. Tu m'attires, ton mode de vie m'attire. Et je ne suis pas gay.

J'étais étonné qu'il parle autant et encore avec une voix aussi douce. J'étais pourtant sûr qu'elle était bien plus grave et sévère... Plus surprenant encore, sa réponse n'était pas floue. Je dirais même qu'elle était tout ce qu'il y a de plus normale, si bien sûr, on fait abstraction de l'étrangeté du contenu.

Je l'attirais ? Mon mode de vie l'attirait ? Pour quelle raison ? J'étais Mr. Tout le monde, à quelques choses près. J'étais une personne discrète, parlant peu et sans activités extra-scolaires particulièrement intéressantes. Du moins pas aux yeux d'un garçon comme lui. Au vu de son physique je doutais qu'il puisse s’intéresser réellement au basket. Au dessin peut-être, et encore, je n'osais pas imaginer quel genre de gribouillage il pouvait faire. Des cercles sataniques ? Hin.

Mes parents, et la vie aussi d'ailleurs, m'avaient appris à ne pas juger par les apparences. Je lui laissai alors le bénéfice du doute, gardant tout de même certaines interrogations dans un coin de ma tête. Il fallait avouer que même si la réponse paraissait claire, les conditions autour la contredisaient un peu et cela restait intriguant. Avait-il seulement pour projet de me suivre ni plus ni moins ? Je soupirai.

Comment pouvais-je lui faire confiance avec ce qui s'était-...  

- Pour en revenir au baiser, il ne vient pas de moi. Il vient de-

- NON. Cham, ferme ta gueule. Il n'a pas besoin de savoir.

Cette voix. C'était cette voix dont je me souvenais. Mes yeux s'écarquillèrent. J'étais loin d'être au bout de mes surprises tout compte fait. Ca allait devenir un état habituel avec lui. En effet, il se mis à parler, jonglant entre deux voix bien distinctes et son visage se crispant différemment à chaque changement. Il dialoguait avec lui même. Un vrai monologue, à moins que... l'on prenne en compte une schizophrénie.

Dès que cette idée me traversa esprit, tout me parut plus clair. Ou du moins une partie. Les mots qu'il avait dit plus tôt et certains des gestes qu'il avait pu faire trouvèrent un sens. Pas tous bien sûr, mais c'était déjà ça de pris. Je l'écoutai délirer, ou plus exactement se battre avec son deuxième lui attentivement.

Premier constat : Ils n'étaient pas en grande harmonie. C'était plutôt la guerre dans ce petit corps. Je comprenais maintenant pourquoi ces cernes étaient aussi grandes et sa peau si pâle. Il ne devait pas avoir beaucoup de répits avec un tempérament aussi fort cherchant à contrôler tous ses faits et gestes... son deuxième lui avait l'air clairement moins sympathique et leur conversation me permis de savoir ce que les deux espéraient de l'un l'autre et de moi.

Quand elle pris fin, je devinai sans problème qui avait gagné la bataille. La tête dure. Et ça, c'était pas bon pour moi, pas du tout même. Je le vis se lever et craquer ses doigts, l'air déterminé. Oh-

- Je sais que tu es en rogne et tout ça mais j'aimerais que tu prennes du recul sur les choses. Je n'ai jamais voulu m'insérer dans votre petit couple et je ne compte pas le faire non plus à l'avenir. Tu ne veux pas que je vois ton autre toi et moi non plus je ne veux pas le voir, enfin je veux dire, je préfère lui que toi mais je n'y tiens pas non plus alors tu as juste à contrôler son corps pour ne pas qu'il me suive et toi comme moi nous serons très conte-...

-Ho. Mon discours était passé à la trappe, il était beaucoup moins attentif que son autre lui. Je venais de me manger un direct dans l'estomac suffisamment fort pour me couper le souffle.  Il n'attendit même pas que je relève la tête pour m'asséner d'un nouveau coup, il le fit et sans pitié, dans le visage cette fois-ci. Aie. Là, c'était tendu.

Je lançai alors un crochet un peu au hasard, ma vision s'étant troublée après l’uppercut dans l’œil. Je le touchai. Aux oreilles peut-être. Il profita de mon manque de discernement pour me prendre les cheveux et me tirer un peu partout.

- Toi. Immonde chose. Je te déteste. Par ta faute, je ne peux même plus contrôler Cham à ma guise. Te détester est peu. Je te HAIS. Ne t'approche plus de lui. Fais en sorte de le rejeter. Je te déteste. Maintenant, casse toi. Que je ne te revois pas.

Cham ? C'était donc comme ça qu'il s’appelait. Un peu tard et douloureuses les présentations. Crachant le sang que j'avais dans la bouche, j'attrapai sa jambe et le retournai au sol dans son moment d’inattention. J'étais en train de jouer au basket, ma mysophobie était partie en vacances le temps du match. Je ne savais pas quand elle allait revenir et pour le moment, je préférais ne pas y penser.

Je lui lançai un poing dans la mâchoire, immobilisant le reste de son corps avec le mien. Je ne le ratai pas, le sang s'éjecta sur le terrain mais je dois avouer que ma main me fit un mal de chien. J'avais tapé fort. Ses dents étaient en fer ou quoi ?

- Comme je te le disais, je n'ai pas l'intention de l'approcher. Ecoute avant de frapper. C'est ton deuxième toi qui me stalke et me suit partout, ou ton troisième ou je sais pas combien vous êtes exactement dans cette tête au juste et je m'en fous, lui fis-je en le maintenant toujours au sol. Je ne ménageai pas tant que ça ma force, j'avais l'impression que son double en detenait beaucoup plus que lui, c'était étrange et je préférais rester sur mes gardes. Foutez moi la paix, tous autant que vous êtes.

J'apportai une main à son cou, forçant sans trop forcer, juste assez pour le laisser respirer ce qu'il faut. Je le poussai à me regarder mais à cause du sang, ses cheveux collaient à son visage, empiétant un peu sur son champ de vision.

- Et puis tant que je te tiens le bourreau, laisse-moi t'apprendre quelque chose qui fera descendre d'un cran ton arrogance. Vouloir rejeter toutes les personnes autour de toi ne fait pas de toi quelqu'un de fort. Au contraire, de vous deux tu es le plus faible, écrasé par la peur de souffrir à cause des autres. On t'a trop fait souffrir quand tu était petit alors tu fuis maintenant ? Lui au moins a du courage.

Bam. Par je ne sais quel tour de magie, il me fit basculer. Je me retrouvai désormais dans la position dans laquelle je l'avais mis. Sous lui et je dus me débattre pour tenter de me libérer. Je lui... crachai dessus. Vraiment ? Vraiment. J'étais répugnant.

- Rends-moi Cham, j'ai pas envie de parler à une fillette.

et prétentieux.
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Cham Weasley
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Dim 23 Aoû - 10:04



Tu étais... Dévastée. Kyle. Pourquoi tant de souffrance? Pourquoi tant d'arrogance? Tu étais triste. Seul. Seul surtout. Comment quelqu'un pouvait-il t'exclure à ce point? Kyle ne voulait pas que tu éprouves de sentiments. Mais tu ne savais pas pourquoi. Tu étais triste. Vraiment. Tu n'aimais pas spécialement la violence, et là, c'était trop. Ça te rappelait comment "les grands de ce monde" se battaient pour la drogue. Et tu avais horreur de ça. Tu aurais aimé tue Kyle. L'exterminer pour toujours. Et enfin savoir ce qui c'était passé ce jour là.

[FLASHBACK]

Seul. Avec ton crack. Tu regardais furtivement à droite, puis à gauche. Personne. Soudain, une main se plaqua sur ta bouche. Tu essayais de hurler. Sans succès. L'autre main te bloqua au niveau de la taille. Un corps musclé se pressa contre le tien. Tu essayais de mordre les doigts contre ta bouche. L'index de l'inconnu. Un goût de sang se répandit dans ta bouche. Il secoua sa main, et tu eu le temps de hurler, avant de prendre un coup de genou dans le dos. Tu tomba à terre. Et c'est là. Là que tu le vis. C'était McNair. Un connard. Il te fit un petit sourire pervers. Tu criais encore. Mais tu étais seul, tu y avais veillé. Pourquoi toi? Comment surtout? Tu ne savais pas. Il t'arracha ton t-shirt, puis ta chemise. Puis, ton pantalon. Tu te débattais. Mais qu'est ce qu'un gosse de quinze ans peut faire face à un type pareil? Tu pleurais. De rage. Tu voulais qu'il meure. Puis, d'un coup, il te mit sur le ventre, te plaquant au sol de tout son poids. Il avais ouvert sa braguette. Tu poussais un grand cri, le sentant dans ton dos, s'enfoncer, lentement. Et c'est là. Là que tu te sentis partir. Partir très loin...

... Tu te réveillais. Nu. Les mains en sang. Le cadavre de McNair en face de toi. Que c'était-il passé? Pourquoi tu étais nu? Pourquoi il étais mort? Et c'est là, là que tu l'entendis pour la première fois.

"Mon chou... Sois fort, ne pleure pas. je t'interdis de ressentir quoi que ce soit. En échange, je te protégerais contre ça."


[FLASHBACK]

Non, tu ne savais pas pourquoi Aaron t'interdisait toute émotions. Tu ne savais pas contre quoi il te protégeais. Il refusait toujours de parler de ça. Il n'empêche que tu aurais aimé récupérer ces souvenirs. Même s'il te disait qu'il ne valait mieux pas, et qu'il serait là. Pour éviter que ça recommence. Mais quoi? Tu n'en savais rien.

Kyle était plaqué au sol. Ses yeux durs, ses pupilles dilatées lançaient un regard haineux vers Aaron. Celui ci pris la parole.

- Comme je te le disais, je n'ai pas l'intention de l'approcher. Écoute avant de frapper. C'est ton deuxième toi qui me stalke et me suit partout, ou ton troisième ou je sais pas combien vous êtes exactement dans cette tête au juste et je m'en fous. Foutez moi la paix, tous autant que vous êtes.

Il mit une main sur le cou de Kyle. Le maintenant au sol. Et c'est là. Là que tu vis. Tu vis l'étincelle meurtrière dans son regard. Aaron allait déguster. Surtout s'il continuait à parler. Ce qu'il fit.

- Et puis tant que je te tiens le bourreau, laisse-moi t'apprendre quelque chose qui fera descendre d'un cran ton arrogance. Vouloir rejeter toutes les personnes autour de toi ne fait pas de toi quelqu'un de fort. Au contraire, de vous deux tu es le plus faible, écrasé par la peur de souffrir à cause des autres. On t'a trop fait souffrir quand tu était petit alors tu fuis maintenant ? Lui au moins à du courage.

Il te cracha dessus.

- Rends-moi Cham, j'ai pas envie de parler à une fillette.

Il serrais les dents. Kyle serrait les dents. Il avait essuyé le crachas sur son visage. Tu sentais la palpitation dans sa veine. Tu sentais tout son être qui était animé d'une folie meurtrière. Alors, Kyle répliqua vertement.

- Espèce d'idiot. Tu ne sais pas ce que j'ai enduré. Tu ne sais pas pourquoi je le protèges. Connard. Si j'étais pas là, il ne serait jamais ce qu'il est aujourd'hui. Cham est faible. Sans vie. La faute à quoi, hein? A quelque chose que tu ne veux pas savoir. Je fais partie de cette chose, je fais parti d'un souvenir, je vis grâce à un de ses souvenirs. Donc ne parles pas si tu ne sais pas. Moi, une fillette? Mais regarde toi. Immonde pourriture. Si je ne te tue pas, c'est parce que ça le blesserait. C'est uniquement parce que Cham me fait pitié. Maintenant, regarde moi. Regarde moi bien. Je veux que tu te souvienne de mon visage, de mon regard. Et si tu le vois apparaître, court. Car je ne te louperais plus. Compris?


Puis il te laissa la place. Sans un mot de plus.

Tu te sentis bizarre. Nauséeux. Pourquoi maintenant, pourquoi pas après? Tu regardais Aaron, les pupilles étrécies. Tu ouvrait la bouche, mais aucun mot n'en sorti. Dire quoi? Que tu étais désolé, encore? Et quel était ce souvenir? Quel était cette chose contre laquelle il te protégeais?

Tu secouais la tête. Puis tu te rendis compte de ta position. Tu te levais vivement, aidant Aaron à se mettre debout aussi. Puis tu le lâchais, comme pris d'un choc électrique. Merde alors. C'était pourtant pas compliqué : PAS-DE-CONTACT. Tu ne savais pas quoi dire ou faire, tu faisait les cents pas autour de lui, il restait interdit. Tu te gardais de parler. Tu passais la main dans ton cou, tantôt gêné, tantôt énervé. Et c'est là que tu explosa.

- Merde, merde, MERDE. C'était pas censé se passer comme ça. Pourquoi faut-il toujours que ça se passe mal? Et toi, débile, tu pars comme ça, sans pression, me laissant devant lui, sans explications à lui donner? T'es un lâche! J'ai pas besoin de toi. Vas t-en, rends moi mes souvenirs! J'en ai ras le cul de ta protection. Je peux rien faire par moi même. Je t'en supplie. Vas t-en. Je ne veux pas de toi.

Tu avais dit tout cela à voix haute sans t'en rendre compte. Tu t'étais assis en tailleur, le visage dans les mains. Soudain, tu sentis un truc coule le long de ta joue. Une larme? Non, impossible. Tu n'étais pas quelqu'un d'assez faible pour pleurer. Peut être que si?

- Bordel...

Aaron s'était approché de toi. Tout en gardant une distance d'un bon mètre et demi entre vous. Il te regardait d'un air... Désolé. Il avait pitié? Étais tu devenu un type faible? Tu essuyais l'unique larme qui avait coulé avec la manche de ton pull. Puis tu lui lâcha d'une voix chevrotante.

- Personne ne doit savoir, jamais. Qu'importe l'aversion que tu as pour moi. Puis tu repris plus gentiment, avec une voix douce. Personne. Compris?

Tu ne voulais pas que ça s'ébruite. Tu ne voulais pas passer pour le malade plus malade que les autres. Kyle et toi aviez des choses à régler, certes, mais pas devant tout le monde. Tu détestais déjà le fait qu'il puisse savoir que Kyle existe. Dans ta tête. Ou ailleurs. Mince, tu avais un sérieux mal de crâne. Tu te mis les mains sur les oreilles. Un bourdonnement sourd te vrillait les tympans. Tu avais l'impression qu'on te soufflait dedans. Mais non, ce n'était que des mots qui rebondissait. "Ici. Ailleurs. Chercher. Là bas. Pourquoi?" Tu avais fermé les yeux. Tes traits étaient tendus par la douleur.

- Fais taire cette voix. Fais taire cette voix! TOUT DE SUITE!


Tu t'adressais à qui? Kyle ou Aaron? Toi même tu ne le savais pas. Tu te mordais la lèvre jusqu'au sang. La voix, elle te rappelait quelqu'un, sans que tu saches qui. Un souvenir enfoui? Peut être. En tous cas, tu te sentais mal. Tu ramena tes genoux contre ta poitrine. Tu ne pleurais pas. Non. Plus jamais.


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L'ombre. [PV Aaron]
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